Un été au Cameroun
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Etudiants, nous partons au Cameroun pour faire un stage de deux mois. Un séjour riche en émotions (et en imprévus...) lors duquel nous avons saisi toutes les opportunités qui s'offraient à nous pour découvrir l'immense diversité des paysages et de la culture camerounaise...

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        Bye Bye Cameroun

        Cette fois c'est la bonne, on part vraiment. On revient de Bomono dans la journée de mardi et on doit partir mercredi matin à 2 heures. On passe chez Juliette pour chercher nos sac et toutes nos affaires. Comme on craint les petits soucis avec les douaniers à cause de la bouffe que l'on a dans les sac et que Juliette travaille à l'aéroport, on lui demande deux trois conseilles. Elle nous dit qu'elle peut nous mettre en contact avec Boris, le contrôleur de la tour de l'aéroport qui travaille le soir de notre départ. Il accepte de s'occuper de nous et passe nous prendre avant d'aller au boulot, Jojo et Charlotte nous accompagne. Boris nous emmène dans la tour de contrôle de l'aéroport et on peut découvrir comment ça marche, c'est trop cool! On peut même allumer et éteindre la piste d'atterrissage qui fait plus de deux kilomètre. On voit notre avion arrivé et on entend le pilote parler avec Boris, trop la classe. Charlotte et Jojo nous disent au revoir non sans un grosse dose d'émotion et ils rentrent.

        2 Heures avant notre vols, on se rend à l'aéroport pour enregistrer, Boris nous aide à passer le contrôle des douanes et on le remercie grandement avant qu'il ne reparte. On fait alors la queue pour l'enregistrement. Au bout d'un moment, on se rend compte qu'il y a un problème pour les personnes qui enregistrent avant nous. Un bruit court comme quoi il n'y aurait plus de place dans l'avion. On commence à vraiment flipper.... On passe nos billets à la personne de l'enregistrement qui nous dit qu'il n'y a effectivement plus de place dans l'avion. On découvre l'overbooking grandeur nature! C'est vraiment la poisse, on nous conduit finalement dans un hôtel pour attendre un prochain vol. Tous les autres passagers sont assez énervés mais bizarrement, on a presque envie de rire de notre poisse avec Matou, ça doit être nerveux car en fait on croit être dans un cauchemar! De toute façon, c’est la vie et on peut rien y faire….

        On se retrouve donc dans le très luxueux Bano Palace pour une duré indéterminée. Le lendemain, Charlotte et Jojo vienne nous rejoindre et on a la place pour les loger car on a pris une chambre double chacun : c'est Royal Air Maroc qui paye.



        On va donc passé deux journées complète à ne rien faire d'autre que la télé et la glande car on ne peut pas bouger de l'hôtel sans avoir les informations sur notre vol qui n'arriverons jamais. On se débrouille finalement pour savoir que l'on part vendredi matin à 5h30 de Douala.

        On est donc levé à 3h vendredi et on part à l'aéroport avec d'autres voyageurs à qui il était arrivé la même chose. Sur place, c'est encore un bordel pas possible. On a échappé de peu à se faire enregistrer pour Casablanca au lieu de Genève. On commence à craquer un peu de toute cette organisation qui ne tient pas debout. Pour couronner le tout, un douanier nous demande 5000 Fcfa car on à un masque en bois dans notre sac. Le chiffre est sorti droit de sa tête et l'argent va droit dans sa poche! Heureusement, il nous restait pile 5000 FCFA. Pour payer la taxe supplémentaire d'aéroport (Douala est le seul endroit du monde ou on paye cette taxe qui sort de je ne sais ou (en liquide bien sûre)), il faut que l'on réveille une femme dans un bureau. L'aéroport de Douala est une catastrophe d'organisation et on vous laisse deviner votre chemin seul en se baladant un peu partout!
        On fini tout de même par décoller avec deux heures ( et deux jours) de retard. C'est un vrai soulagement pour nous que de décoller car on n’était pas confiant du tout.
        On arrive à Casablanca enfin dans un aéroport digne de ce nom. On se repose un peu en attendant notre correspondance.






        Au moment d'embarquer pour Genève, on nous dit qu'il y a problème sur nos billet, ils n'ont pas fait les choses correctement  à Douala et nos billets ne sont pas valides. Après 15min de discutions, on obtient finalement de monter dans l'avion. On s'approche du but!

        La dernière interrogation réside dans l'arrivée de nos baguages, avec la poisse que l'on se traine depuis le début, on serait étonné d'en avoir 2 sur 4.





        On a finalement pu récupérer tous nos bagages à Genève. Notre voyage se fini donc bien, ça y est nous voila rentré en France...

        C'est donc ainsi que se termine notre expérience extraordinaire pleine de surprise et de découvertes. Nous remercions toutes les personnes qui y ont participé pour leur accueil, leurs conseils et leur gentillesse...




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        Publié à 02:21, le 6/09/2008, Douala
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        Le village de Bomono Bajédou
        Dernière étape de notre périple, un passage par Bomono Bajédou, le village ou Charlotte fait son stage sur le développement de l'agriculture. On arrive don le dimanche 31aout après midi au village et on est accueilli par Isaac et sa femme Jacquie qui sont des amies de Charlotte. Ils tiennes un bar au village et on boit donc notre première bière dès notre arrivée.


        Le soir on va danser un coup dans un bar à Bomono Gare.

        Le lendemain matin, on part au champs pour avec les femmes avec qui Charlotte travaille sur son projet. On va donc planter le manioc dans les champs dans des accoutrements vraiment très classe!

        l'équipe est prête










        Au retour du champ, mama Olive qui ébèrege Charlotte au village nous fait un repas suculent. Poisson frit avec miondo (manioc dans feuille de bananier) et met de pistache.


        La vie au village n'est pas la même qu'en ville. Il n'y a pas l'eau courrante et les installations sont très sommaires. On tire notre chapeau à Charlotte qui vit 3 mois dans ces conditions.

        les toilettes et la douche


        récupération de l'eau de pluie pour la douche

        L'après midi on va au marigo ou les femmes font la lessive, se lavent, etc.... La balade pour s'y rendre est vraiment sympa et on peut manger des goyaves sur l'arbre.

        ceuillette des goyaves








        Dans le marigo, on vraiment au milieu de la jungle et si c'est pas très rassurent au départ (serpent et autre bêtes), on s'y fait finalement. le paysage est magnifique.

        Le lendemain, c'est mardi, notre dernier jour au Cameroun! On va faire le marché le matin pour ramener de la nouriture en France (Plantin, miondo, manioc,...). Mama Olive et Charlotte nous prépare ensuite des gallettes de manioc, un vrai régal!



        C'est ensuite le temps du départ vers Douala pour le grand départ, Charlotte et Jojo nous accompagne.
         

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        Publié à 01:47, le 2/09/2008, Crique Bomono
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        Week-end à Limbé

        On part pour Limbé depuis Douala en covoiturage avec un prof de l'universitée de Douala. Celui-ci tente de nous démontrer que sa voiture est possédée par la sorcellerie mais on est définitivement difficile à convaincre. On récupère Charlotte au passage et on trace sur Limbé. Notre covoitureur nous fait découvrir la ville qu'il connait bien et nous trouve un hôtel cool et pas trop chère.
        On décide d'aller voir la plage tout de suite. On découvre un paysage qui n’a rien à voir avec Kribi, le sable est noir car toute la roche ici est volcanique. On est à proximité du Mont Cameroun (4095 m) qui est un volcan très important. Les paysages sont très verts et sombres, c’est magnifique. On est à proximité de la zone la plus pluvieuse du monde !


         

        Le lendemain matin, on part pour une rando à la recherche d’un lac de volcan. Pour commencer, on se perd dans une palmeraie ou on gentiment réorientés par des militaires qui nous informent que nous sommes dans une zone militaire interdite.

         


        S’en suit une très longue marche sur les plages désertes. On s’arrêtera pour une pose, perchés sur un arbre surplombant l’océan.

        la classe !

         

        On décide ensuite de partir seul en brousse pour trouver le lac de cratère alors qu’il est tout de même conseillé de prendre un guide. On suit un chemin pendant un moment avant de se rendre compte qu’il se terminait en cul de sac sur un cocotier ! Qu’à cela ne tienne, on poursuit l’aventure, menés par Charlotte et sa motivation sans faille. C’est finalement une chute de ma part qui va nous décider à rebrousser chemin. 




        On rentre donc la queue entre les jambes, et tentons notre dernière chance en trouvant un pick-up qui accepte de nous emmener jusqu’à Debundsha ou on espère trouver un nouveau chemin. Une fois sur place, on se rend compte qu’il est trop tard et nous buvons une bière au village avant de rentrer.

         

        Le soir, on va bien évidemment manger du poisson braisé, on en profite avant de rentrer…

         

        Le dimanche, notre matinée est principalement occupée par des affaires policières. En effet, en partant en taxi de notre hôtel le matin, nous sommes arrêtés (pour la quatrième fois du week-end) par la gendarmerie. Comme nous n’avons toujours pas fait nos papiers c’est une nouvelle montée d’adrénaline pour Matou et moi. Le gendarme est sympa et nous laisse partir en nous demandant de régulariser.  On se réjouie mais 500m plus loin, un policier nous contrôle. Nettement mois sympa, il nous fait descendre du taxi puis nous dit que l’on va tous aller au commissariat… en taxi bien sûre. On arrive donc et on se fait remonter les bretelles par le chef. Au fond, on sait tous ce qu’ils veulent et c’est pour cela que nous n’avons pas la moindre peur. Il nous sort tout son blabla et nous on fait semblant de ne pas comprendre ou il veut en venir. A ce moment, j’ai bien entendu caché tous les sous dans mon caleçon sauf 2000 Fcfa que j’ai gardé dans la pochette, au moins on ne risque pas trop. Il commence à nous promettre la cellule qui est une grande cage avec plein de gens entassés dedans. Les gars à l’intérieur commencent à siffler Matou et Charlotte et se feraient une joie de les accueillir…. Ce qui est sûre est que si l’on rentre là dedans, on ne ressort pas vivant. Mais pas de panique, on sait très bien qu’ils ne nous y mettrons jamais. On reste donc de marbre. Le chef commence à s’énerver et prend Jojo à part pour lui expliquer ce qu’il veut. On lui donne alors 2000Fcfa et on lui dit qu’il n’aura pas plus. Il dit que ça n’est pas assez mais nous laisse partir au bout d’un moment…. Tout ça pour 3€ ! C’est cool, on aura visité un commissariat !

         

        On fini par rentrer vers Douala avec un taxi dans lequel on a réussit à échapper aux contrôle de police.



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        Publié à 12:53, le 31/08/2008, Limbé
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        En transit par Douala...
        On passe une nuit à Douala avant de poursuivre sur Limbé. On est accueilli Juliette, la sœur de Jojo. La ville de Douala est la plus grande du pays et est assez différente de Yaoundé. Les routes sont très abimées, il y a énormément de moto taxi et c'est encore plus le bin's. On ne pourra pas vraiment avoir une réelle vue de la ville car on y reste pas longtemps.


        petit déjeuner chez Juliette


        Le lendemain, on passe voir la maman de Jojo qui vend des archides au marché de Douala et on va ensuite voir la maison familiale de Jojo. En face de chez lui, j'ai compris que jétais en territoire ami :



        On part ensuite pour Limbé.

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        Publié à 12:35, le 29/08/2008, Douala
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        Adieu Yaoundé !

        Ca y est, il faut partir, notre stage se termine le 27 aout et nous quittons ensuite Yaoundé pour Douala. C’est donc le temps des Adieux. Tout d’abord au bureau, il faut dire au revoir à tous les collègues avec qui on a lié des amitiés plus ou moins fortes.  C’est avec un petit pincement au cœur que l’on passe nos derniers jours à finaliser notre rapport de stage. Le dernier soir, on décide d’aller prendre un  pot avec quelques collègues (Christian, Boris, Chancelier et Yvette). On va boire une ou deux bières en mangeant du poulet braisé.

         

         

         

        Notez que Matou à fait les nattes! trop la classe!

         

        En fin de soirée, on passe un test d’alcoolémie à Boris qui semble avoir pris une bière de trop,

        c’est pas très concluant…


         

        Le lendemain, on passe au bureau avant de partir et ils ont organisé un pot d’au revoir pour nous. C’est super sympa, il y a tout le monde, notre maitre de stage nous fait un petit discours et nous y allons de notre petite phrases également. Cette foi c’est la fin !

         


         

        Plus difficile, il a fallu dire au revoir à toute la famille  la maison. C’est le temps des cadeaux et des bisous. On tente de faire un petit cadeau à tout le monde avant de partir,  c’est tout de même bizarre de partir après tout ce temps passé ici, on s’était vraiment attaché au gens….

         

         

         

        Flore nous fait une petite grimace

         

        Jojo et son maillot de l'OM (je vous jure c'est Matou qui à eu l'idée...)

         

        Mère Clo voulais absolument un gel douche d'européen...

         

        Marie et Clarisse

         

        Rebecca nous fera un show personnel avec ses nouveau jouets


        Derniers bisous avant le départ, les sacs sont prêts...


        Ca y est, on quitte définitivement Yaoundé pour Douala, Limbé, Bomono et puis… la France !



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        Publié à 11:52, le 28/08/2008, Yaoundé
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        Voyage au Sud

        Pour finir notre stage, nous partons voir un levé topographique au cœur de la forêt équatorial dans la province du sud entre Ebolowa et Kribi.

        On prend un taxi brousse à Mvan pour Ebolowa. Comme il y a beaucoup de monde, on doit attendre près de 4 heures pour partir. Heureusement, on va boire quelques bières avec Michel et Stéphane que nous venons de rencontrer au bar. On fini par décoller mais avant d’arriver à Ebolowa, on tombe sur un des très nombreux contrôle de police du Cameroun. Le problème est que nous n’avons que la photocopie des passeports et nous ne les avons pas fait authentifier dans un commissariat comme nous aurions du le faire. Sur ce coup c’est vrais qu’on est un peu bête car on savait qu’il fallait le faire et on a eu la flemme. On aurait quand même pu se bouger sachant que la police est très pénible au Cameroun, vous me direz, est-ce vraiment étonnant de notre part ? Bon, comme ça on a une montée d’adrénaline à chaque barrage de Police. Bref cette fois, ce n’est pas passé, le policier m’a fait descendre du taxi brousse et voyant que je ne voulais pas lui proposer spontanément de l’argent, il a fait descendre Matou et à fait repartir le taxi brousse. On s’est retrouvé en pleine nuit, au milieu de la brousse avec 2 policiers. Bon, ce qu’ils veulent dans ce cas est bien évidemment du gombo comme ils disent. Il faut savoir que le Cameroun est le pays numéro 2 mondial pour la corruption et que la police y est pour beaucoup dans cette performance. Après un moment à discuter, nous avons dit que nous allions appeler le délégué provincial des travaux publics chez qui nous étions attendus alors que nous savions pertinemment qu’il n’y avait pas de réseau…). Deux minutes plus tard, le policier nous mettait  dans un camion de plantain qui descendait sur Ebolowa et l’affaire était réglée. Plus de peur que de mal, si bien que nous avons décidé de continuer notre séjour sans papiers…. Vous me direz inconscience, je vous répondrais flemme et gout du jmenfoutisme avec une dose de connerie j’en conviens !


        On fini tout de même par arriver à Ebolowa ou on est accueillis par Alex (de la délégation des TP) et sa femme. On est logé dans un hôtel très sympa.

        Le lendemain matin, on part sur le site du levé avec le chef topographe. Arrivés à leur QG qui se trouve dans une case de village, on retrouve Samuel que l’on avait rencontré à au bureau à Yaoundé.

        Samuel

        forage pour puiser l'eau

        le QG de la mission d'étude

        paysages du sud

        Matou fatigue un peu

        les enfants d'Akom avec leur super voiture faite uniquement de récup'

        c'est un peu la galère pour manger la canne à sucre

        on répare la batterie du 4x4 avec de la super glu  et un bout de caoutchouc et on est parti pour Ebolowa avant de rentrer sur Yaoundé

         



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        Publié à 07:13, le 23/08/2008, Ébolowa
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        Retour à Yaoundé

        On est déjà le 18 aout et la fin se rapproche à grand pas. On revient à Yaoundé au bureau pour la fin du stage.

        Il y a de nombreux clichés sur l’Afrique, mais le fait qu’on y mange beaucoup de banane plantain n’en est pas un :

         

        Les filles de Raymond et Flore Prisca et Rebecca sont revenu à la maison et ça met un petit peu d’ambiance. Si les premiers jours, elles sont plutôt timides avec nous, ça leur passe vite et s’amuse ensuite tout le temps avec elles.

         

        Prisca

         

         

        Rebecca


        Charlotte revient aussi passée un week-end avec nous à Yaoundé ou nous nous baladons dans la ville où on se sent maintenant très à l’aise. On est familier des taxis, des vendeurs ambulents, de la misère, du bruit, des odeurs, etc….

         


        L'omeletterie ou on mange tout les matins avant le boulot pain-avocat ou pain-omelette.
         

        Braiseuses de plantain et de foufou en bas du bureau


        L'immanquable vendeur d'arachides (il y en a partout!)


        le vendeur de papaye


        le tourne dos pour manger un bout


        Pour notre dernier week-end, on sort en boite avec Charlotte, Jojo, mère Clo et Flore (Raymond est parti en voyage). C’est plutôt rigolo !

        "Si tu a tapé dans mon dos, je vais taper dans ton ventre..."

        "Les hommes panniquent à cause de ma joie..."

        "Maman je veux piquer oh, PIQUES !..."

        "Njombos @yahoo.fr"

        Que des tubes ! (voir dans la rubrique MP3)

        Il est vrai que les camerounais sont assez entreprenant et que Matou et Charlotte se sont vu proposer moultes hommes en mariage. Je vous mais un exemple de déclaration d'amour en MP3....



         



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        Publié à 05:33, le 21/08/2008, Yaoundé
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        Le mariage d'Yvette et Flobert

         Pour le week-end du 16 aout, nous sommes invités au mariage d’Yvette, une collègue de boulot.

         

         

        Notez que l’invitation est au nom de Mr et Mme Devesa .

        On a donc passé un très bon week-end à Bertoua dans l’est ou on a retrouvé nos collègues de Doumé.

        Les mariés à la maire.

         

        Petite photo de famille

         

        les collègues d'ECTA-BTP

         

        On a ensuite danser toute la nuit sur les musiques 100% camerounaises.

         

        Bref un très bon week-end très divertissant!

         




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        Publié à 05:01, le 17/08/2008, Bertoua
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        Week-end à l'Ouest

        Le week-end du 9 aout, nous décidons de partir à l’ouest dans le village de Raymond et celui de Jojo. L’ouest est le pays des baminéké qui sont l’une des nombreuses ethnies qui peuple le Cameroun. On part donc vendredi soir en taxi brousse direction Banjoun. Le voyage se passe assez bien si ce n’est que l’on pousse en brousse une voiture qui essayait de nous doubler. Les gens la sortent du champ, personne n’est blessé, on peut donc repartir. Le soir on galère un peu pour se rendre à Banjoun en pleine nuit mais on y arrive finalement et on va dormir chez mère Clo, la sœur de Raymond que nous sommes très heureux de retrouvé. On mange un poisson braisé avec bâton de manioc accompagné d’une petite bière et on va se coucher.

         

         

        Le climat de l’ouest est beaucoup plus frais et nous avons un peu froid la nuit avec notre petit drap.

        Le lendemain, on part pour Bafoussam (capitale de l’Ouest) avant de rejoindre Foumban et le royaume des Bamoun. On visite un peu la ville et on assiste à un deuil au palais du roi.

         

        Le roi Bamoun et sa cour

         

        Le palais du roi Bamoun

         

        Après ça, on croise Oumar, un pote de Jojo qui est Bamoun et qui nous fait visiter la ville. Il nous fait monter en haut du minaret (le royaume est principalement musulman)  et on a une vue splendide sur les quartiers et le marché de Foumban.

         

         

         


        les paysages de l'ouest


        Il nous invite ensuite chez lui ou on essaye des tenues traditionnelles Bamoun, c'est vraiment trop la classe!

         

        Le soir on rentre sur Banjoun et on va dormir dans la maison de Raymond au village ou son frère Eugène nous attend. Vu que l’on s’y prend un peu tard, on devra marcher plus d’une heure dans la nuit avec la frontale. On fini quand même par arriver et on passe un nuit bien méritée.

         


         

        Le lendemain matin, on découvre le village de jour et on est invité dans la case de la mère pour le petit déjeuné avec macabo malaxé au poisson fumé, super bon !

         

        La case de la mère vu de l'intérieur avec le macabo sur le feu 

         

        La case depuis l'extérieur

         

        Eugène et la mère

         

        On part ensuite direction le village de Jojo Bamoumgoum. Ce village est beaucoup plus perdu et n’est pas accessible en voiture. On prend donc une moto taxi pour y aller. Là bas, on arrive à la maison de la grand-mère ou il n’y a ni eau ni électricité. Il faut aller  chercher l’eau au marigo (endroit d’une rivière ou les villageois font lessives, bains, etc…).


         

        case de la grand mère

         

        Jojo nous déterre les arachides

         

        photo de famille avec Jojo, ses deux frère et sa grand mère

         

        maison de polygame avec la case du père au centre le les cases des femmes autours, pratique non ?



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        Publié à 03:55, le 9/08/2008, Bafoussam
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        Fin à Doumé

        Après notre petit week-end a Kribi, il faut retourner sur le chantier à Doumé pour conclure notre séjour là-bas. On passe l’essentiel de notre temps sur les travaux de terrassement et de purges qui sont le plus particulièrement thème de notre de stage.

         

         

        On croise des enfants qui chasse les souris pour les  manger :

         

         

        Avant de partir, on achète un lièvre à un chasseur pour ramener à Yaoundé. Pierre nous aide à le préparer et le fait bruler pour le bucler.



        Finalement on fini notre séjour à Doumé en disant au revoir à tout le monde, on charge ee 4x4 avec nos sacs, le lièvre et des régimes de plantain que nous avons acheté pour Yaoundé.

         


         




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        Publié à 03:31, le 8/08/2008, Doumé
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        Week end à Kribi


        Le week-end du 2 aout, nous décidons d’aller faire un tour du coté de Kribi pour faire une pose avec l’est ou nous sommes depuis une semaine et demi. On rejoint Charlotte, une amie d’Annecy qui fait son stage à Bomono près de Douala. Jojo vient aussi avec nous. On se retrouve tous à Yaoundé le vendredi pour partir à la gare routière de Mvan pour 15H. On prend nos tickets mais il faut attendre que le taxi brousse soit plein avant de partir. Ensuite, il faut attendre que tout le monde rentre dans le bus et que les régimes de bananes plantain et autre tonneaux de poisson soient chargés sur le toi. Finalement, on part à 19H, heureusement que l’on a bu une petite bière en attendant…. Il y a juste Jojo qui aurait du s’abstenir car il a une vessie de camerounais, c'est-à-dire toute petite (j’en  témoigne il peut pisser 4 fois par nuit). Bref pendant le trajet, il a été pris d’une envie soudaine et s’est levé en criant dans le taxi brousse « chauffeur arrêtes toi ou je pisse par ta fenêtre! ». Heureusement, le chauffeur c’est arrêter à temps. L’ambiance dans le taxi brousse est très sympa, tout le monde chante ou crie, la musique est à fond ! Les passagers qui avait repéré une sorcière à l’avant du car se sont mis à chanter pour chasser les mauvais esprits…. Finalement, on arrive au bout de 4H30 de route à la place de 3H le dos en compote car on est vraiment serré dans le taxi brousse : c’est ce qu’ils  appellent la surcharge.

        Arrivés à Kribi, on se trouve un petit hotel sympa qui s’appelle « Le Marseillais » (je vous jure c’était pas fait exprès).

         

         


        Le lendemain, on part pour une méga ballade jusqu’au chute de la Lobé par la plage. On commence par un petit déjeuner sur la plage avec pain-Chococam (comme le Nutella mais avec de l’arachide à la place de la noisette).


         

        On se fait ensuite recruter par les pêcheurs avec Jojo pour tirer les filets :

         

        C’est maintenant le temps de la première petite baignade, l’eau est trop bonne et les vagues parfaites.


         

         

        Pas facile pour Jojo qui ne sait pas nager et qui ne veut pas aller dans l’eau de peur que les sirènes ne l’emportent comme le raconte la légende. On croit halluciner quand il nous dit ca mais il est totalement sérieux.

        On fait ensuite une longue marche sur la plage sous le soleil et c’est assez rare pour être souligné.

         

        On arrive enfin au magnifiques chutes de la Lobé ou on se ballade un moment. On prend un peu peur quand on voit des milliers de chauves souris se rapprocher dangereusement de nous.

         

         

        les chauves souris


        Le midi on mange un poisson braisé excellent (sole ou bar) avec des frites de plantain. On va d’ailleurs manger du poisson frais tout le week-end car c’est vraiment délicieux.

         

        Seule petite erreur de parcours, on tente de gouter les brochettes d'escargots, totalement pimenté et dégueulasse!

         


        Le soir, on se baigne encore une foi avant de regardé le couché de soleil sur l’océan.

         

         

         

         

         


        Le lendemain, on part pour la Lobé pour faire un tour de pirogue sur le fleuve. Les paysages sont magnifiques au cœur de la forêt équatoriale.

         



        quelques villages pygmés au bord de la Lobé

         


        On boit une ou deux noix de coco sur la plage pour se désaltérer.

         


        On revient en moto taxi à quatre sur la moto bien sure, on commence à prendre l'habitude.

         

        Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et il faut quitter Kribi pour retourner sur Yaoundé puis à Doumé. On galère un peu à trouver un taxi brousse mais on y arrive finalement.

         

        nous voila dans le taxi brousse

         

        Jojo est déjà nostalgique

         

        On rencontre Sergueï, un russe perdu que nous aidons à rentré à Yaoundé. On doit se revoir sur Yaoundé mais on apprendra deux semaines après qu’il a fait une intoxication alimentaire, on aura plus jamais de ces nouvelles !

         



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        Publié à 02:00, le 3/08/2008, Kribi
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        le chantier à l'Est
         

        Mercredi 23 juillet, nous partons pour notre stage sur un chantier routier à l’Est du pays. Plus précisément, il s’agit du bitumage de l’axe Abong-Mbang – Bonis qui permettra à terme de relier Yaoundé et plus largement Douala à la République Centrafricaine, au Tchad et au Congo. On part pour passer 2 semaines sur ce chantier. Cela va nous permettre de découvrir la province de l’Est qui est la moins développée du pays. Dès notre arrivé, on est pris en charge par les gens d’ECTA-BTP qui sont sur place. On va habiter dans une base de vie construite spécialement pour le chantier au milieu de la forêt tropicale près de Doumé. 

         

        le village de Doumé

         

        la base de vie grande classe


        On effectue quelques visites de chantier pour se mettre dans le bain :

         

        le pont d'Abong Mbang qui a bien besoin d'un petit coup de neuf

        Sur le coulage d’un ouvrage d’art, j’ai trouvé un gars qui fait vibrer le béton avec un maillot de l’OM ! Il aura le droit à une grande photo dans mon rapport de stage:

        Les soirs, on va manger dans un petit truc au carrefour de Doumé. La grande spécialité de la région est la viande de brousse car la chasse est une occupation importante des hommes ici. On peut donc manger le porc épic, le pangolin, la vipère, le lièvre (rien à voir avec le lièvre français), la biche…. Généralement, après avoir mangé, on retrouve des chauffeurs de notre entreprise (Olivier, Pierre, père Simon, Landry, Jules…) dans un bar au carrefour pour boire une petite bière. Contrairement à la France, ici celui qui conduit c'est celui qui boit le plus. On a vu certain soir des chauffeurs rentrer à la base avec plus de dix bières dans le cornet ! A 65cl la bière, faites le calcul, ca fait beaucoup. Résultat, nous n’aurons jamais autant bu de bière qu’au Cameroun ! En tout cas pour ma part car pour Matou c’est un peu plus compliqué. En effet, je n’apprendrais à personne qu’aussitôt l’absorption massive de bière effectuée, on est immédiatement pris d’une grosse envi de pipi ! Le problème est qu’il n’y a pas de toilettes au Cameroun. Pour les hommes, pas de problème, on sort du bar et on pisse dans la rue ou chez le voisin sans que cela ne dérange personne, un peu étrange au départ mais on  s’y fait…. Pour les filles c’est naturellement plus délicat et c’est pour cela que Matou buvait rarement plus d’une bière dans les bars. Pour ce qui est de la qualité des bières, elles ne sont pas mauvaises du tout et ce sont des marques que l’on ne boit pas souvent chez nous pour la plupart, Castle, 33 Export, Mutzig, Amstel, petite Guinness, Smooth Guinness,  Saltzenbraü, Tuborg, Pelforth, Beaufort, Beaufort light,…. Bref, il y a de quoi faire. 

        L’alcoolisme est tout de même un problème au Cameroun car énormément de gens boivent la bière quotidiennement. Le gouvernement encourage ce phénomène car il à intérêt à ce que les gens noient leur désarroi dans l’alcool plutôt que dans les urnes. D’ailleurs, en période  d’élection, l’état (qui possède les Brasserie du Cameroun) lance une grande campagne nationale « une bière acheté une bière offerte ». A sacré Paul Biya ! Ce monsieur est le président camerounais depuis 1982 réélu à plus de 90% des voies (un score digne de Ben Ali en Tunisie) dans des élections d’une transparence dignes des eaux du port de Douala. Nous n’avons pas du visiter les bonnes régions car nous ne lui avons pas trouvé un seul partisan !

        Trêve de politique douteuse, revenons-en à notre séjour à Doumé. Lors de notre premier Week-end sur place, nous avons décidé de faire une petite ballade à pied pour mieux découvrir la région. On s’est rendu à Doumé à pied en traversant plein de petits villages ou les gens étaient très sympathiques. Les paysages sont marqués par une terre rouge, la latérite, très pratique pour le génie civil mais qui s'incruste partout.

        maison en terre typique de l'Est, le feu de bois à l'intérieur. 

        les nombreux marécages de l'est

         

        On s’est tout de même arrêté dans un bar pour boire un coca glacé pour ce remettre :

        On est ensuite allé voir un match de foot local car un de nos collègues jouais dans une équipe. C’est assez hallucinant de voir dans quelles conditions ils jouent.

        Le retour fut ensuite difficile sous la pluie dans des chemins glissant.




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        Publié à 11:22, le 27/07/2008, Doumé
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        Premier week end à Yaoundé

        Après une première semaine au Cameroun, vient le temps du premier week-end que l’on décide de passer à Yaoundé avec toute la famille. La première étape est le cours de Flore sur comment faire sa lessive à la main :



        On se fait ensuite un petit déjeuné type Camerounais : omelette, pain, et lait concentré :


         

        On va également faire un tour du coté du marché central. C’est un immense marché ou l’on trouve tout ce qui est non alimentaire. Deux blanc ne passent pas vraiment inaperçus là-bas et on se rend compte petit à petit des réalités camerounaise et de ce qui va rythmer notre séjour ici.

         

         

        Bizarrement, on se sent vite assez bien dans notre nouvel environnement, le temps d’adaptation n’aura duré que quelques jours.

        On décide également d’allé faire un tour du coté du mont Fébé qui surplombe la ville et d’où on a une vue imprenable. Cela ne nous fait pas de mal de sortir un peut de cette ville qui grouille sans relâche. On découvre également les quartiers chiques de Yaoundé avec les ambassades et la présidence.


        La vue sur Yaoundé

         

        Un peu de verdure ne fait pas de mal




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        Publié à 09:48, le 20/07/2008, Yaoundé
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        Debut du stage

        On commence le boulot le mercredi 16 juillet à ECTA-BTP. Je ne vais pas trop m’attarder sur le contenu de notre stage mais plutôt sur les gens qu’on y a rencontrés et les choses que l’on a découvertes. Dès le premier jour, nous avons été reçu par notre maitre de stage Jacob Talla qui nous a présenté l’entreprise et ce qu’on allait y faire. On a donc rencontré nos collègues qui se sont trouvés être très sympas.



        Les premiers jours, nous sommes allés manger le midi avec  Godelove et Larissa dans un grand hangar ou on peut manger de nombreux mets camerounais tel le Ndolé, la sauce arachide, le Koki, le poisson braisé, la sauce gombo, … . Le tout pour 500 FCFA soit 0,75€ !

         

         

         

        On découvre également le travaille à la camerounaise, autant dire que s’est pas très stressé…

         


        Les gens prenne le temps de discuter avec nous et ce pendant des heures si le sujet leur plait. Leur sujets préférés sont : la politique camerounaise, la religion, la sorcellerie africaine et le sexe ! L’ambiance est très sympa et dès le deuxième soir,  Boris et Chancelier, deux collègues, nous invitent à boire une bière ou deux après le boulot. C’est très sympa mais les bières camerounaise font 65cl, ça va donc très vite… On passe donc une agréable soirée sans oublier les éternelles arachides bouillies. Dire que l’on avait peur que l’apéro nous manque…

        Le vendredi soir,  Manga (un autre collègue) invite plein de gens de la boite chez lui pour fêter la naissance de sa fille. Il nous invite également et on passe une bonne soirée et rencontrons pleins de collègues.

        Après avoir bien mangé et bien bu, tout le monde se met progressivement à danser. Boris est le roi de la piste.

         

         

        C’est vraiment une ambiance sympa très différente de chez nous.



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        Publié à 12:22, le 18/07/2008, Yaoundé
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        Arrivée à Yaoundé

        Nous arrivons donc à Yaoundé le mardi 15 au matin. On retrouve Raymond, la personne qui nous accueille chez lui pendant notre stage. Il nous est en fait le responsable des anciens de l’école Polytechnique à Yaoundé. On va ensuite chez  Raymond ou rencontre George, le frère de Flore qui est la femme de Raymond (il faut suivre). George est un jeune de 29 ans à la recherche d'un emploi (comme beaucoup de jeunes camerounais malheureusement) qui va s’occuper de nous au départ pour nous faire découvrir le pays.


        jojo

         

        Nous allons donc avec George visiter un peu la ville, s’acheter des portable, s’inscrire à l’embrassade, etc… Pour nous c’est très dépaysant de se retrouver à Yaoundé qui est une ville complètement anarchique, c’est le bin’s partout, les gens conduisent n’importe comment, c’est sale, il y a énormément de gens dans la rue,  du bruit et de la musique tout le temps… Ca a un coté sympa !

         


        Le soir on fait connaissance avec Flore et on mange notre premier repas camerounais, un vrai festin, c’est trop bon (un peu gras quand même). Ce qui nous impressionne est qu’ils rient toujours pour n’importe quoi et avec une intensité peu courante chez nous. Repas avec Raymond et Flore:


         

        Mère Clo, la sœur de Raymond, habite aussi avec nous dans la maison, elle est super sympa. Flore et mère Clo:

         


        La famille est très accueillante et nous met tout de suite à l’aise en nous disant que l’on est chez eux comme chez nous. On prend donc place dans nos chambres. Matou dort toute seul et moi je dors avec Georges. Nous avons proposé de dormir ensemble pour ne pas déranger mais on de dort pas dans la même chambre si on n’est pas mariés…

         

         

        Finalement, on se sent vite chez nous dans la maison et on s’entend vraiment bien avec tout le monde. Pour ce qui est du confort, nous avons la chance d’être dans une famille aisé et c’est donc tranquille. Il manque juste une chasse d’eau et l’eau chaude mais faut pas rêver…  La maison est situé dans un quartier populaire appelé Chapelle Obili. La rue ou on habite:


        Georges est vraiment adorable, il à compris que l’on s’appelait Batou et Matou entre nous et toute la famille nous appelle maintenant comme ça. Puisque c’est ainsi, nous appellerons Georges Jojo. On peut aider à préparer le repas familial du soir comme Matou qui trie les arachides :

         




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        Publié à 11:17, le 15/07/2008, Yaoundé
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        Le vrai départ

        C'est (re)parti! Cette fois rien ne peut plus nous arrêter, je vais chercher Matou à la gare dans l'après midi du 13 juillet et elle n'a même pas raté son train (très très bon présage). Le soir, la pluie s'arrête le temps pour nous d'aller voir le feu d'artifice d'Annecy le Vieux (autre bon présage). On fini nos sacs le soir avant de regardé un petit film (mariages!) jusqu'à 3H du matin et on s'endort  sereinement  sur des pensés africaines…

        c'est le grand départ

        14 juillet, fête nationale, qu’à cela ne tienne on est partis à 8H direction Genève pour un départ dans la matinée. Tout ce passe bien à l’aéroport, sur l’écran d’affichage, un seul avion à du retard, le notre bien sûre.  On se dit quand même que le sort semble s’acharner mais cela nous donne encore plus de courage pour affronter notre défi africain. Tout de même avant de prendre l’avion, on se dit qu’on va se boire une dernière bière avec gâteaux apéros, on sait jamais si il n’y a pas ça la bas… Dans ces moments là, on a toujours le sens des priorités avec Matou.

        le seul vol en retarddernière bière


        On embarque donc avec un peu de retard direction Casablanca. Le vol d’une durée de trois heures se passe parfaitement. A Casablanca, c’est un peu le bins’ sur les écrans d’affichage, il y a tellement d’avion en retard que notre avion n’est toujours pas affiché au moment de l’embarquement… Ce n’est pas grave, on réussit à partir direction Douala. C’est normalement parti pour 5H30 de vol. Petite escale inattendue, on s’arrête à Ouagadougou au Burkina Faso pour faire le plein de carburant. Cela doit normalement nous prendre 30 min mais nous avons eu la mauvaise idée d’arriver à 1H du mat’ et  c’est tout juste si on ne les a pas réveillé pour qu’il allume la piste, bref nous avons finalement attendu le plein pendant 2 heures. Nous arrivons finalement à Douala à 4H du mat’ soit avec 3H de retard.

        Ca y est, nous sommes au Cameroun ! Pas de doute, dès notre descente de l’avion, une moiteur nous pèse sur la peau et ce même en pleine nuit. Olivier, un ami de Firmin de l’INSA, nous attend avec une pancarte marquée « MATHILDE ET JEAN BAPTISTE ». On se dit que c’est pour nous, il faudra que je m’y habitue, ici tout le monde m’appelle Jean Baptiste et j’apprends que mon nom vient de Jean le baptiseur qui à baptisé Jésus, c’est cool ! Bref on arrive dans l’aéroport de Douala ou l’on se sent très moyennement en sécurité, heureusement qu’Olivier est avec nous. On fait connaissance avec la Douane du Cameroun qui fouille notre sac à la sorti de l’aéroport. On part ensuite directement prendre un car direction Yaoundé ou l’on fait notre stage. On dort pendant tout le voyage fatigués par une journée de folie…

        carte de voyage



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        Publié à 07:28, le 15/07/2008,
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        Le Flop...

        Ca y est!

        Le grand jour est arrivé, notre départ est programmé pour le mercredi 3 juillet à 17h.

        Bon il est vrai que nous avons eu des petits soucis de Visa... Nos dossier que nous avons envoyé à Paris en recommandé ont été perdu et retrouvé tardivement, ce qui fait que nous sommes un peu juste. En effet, nous avons été obligés de les faire envoyer en Chronopost 24H pour les avoir avant 13H aujourd’hui. Vous me direz que c’est bien un plan à la Matou et Batou mais pour une foi ce n’est pas notre faute. Bref, le fait est que Chronopost a à son tour égaré nos visas et nous ne les avons pas reçus à temps… Un camerounais nous aurait probablement parlé d’acte de sorcellerie, mais nous penchons plutôt pour un acharnement incompréhensible  de la poste sur deux jeunes étudiant candides sans défense…

        Je vais tout de même chercher Matou à la gare avec un retard assez conséquent (Matou avait en effet raté son train, étonnant non ?) et je lui apprends la triste nouvelle.

        Nous passons notre après midi à chercher un nouveau vol pour différer notre départ. On fini finalement par reporter notre départ au 14 juillet. Notre premier contact avec le Cameroun sera téléphonique quand j’ai appelé notre maitre de stage pour savoir si l’on pouvait décalé les dates de stage. Il m’a répondu avec un accent terrible : « en Afrique, quand y’en a pour deux, y’en a pour trois », j’ai pas tout compris mais ça voulait dire pas de soucis...

        On stoppe non sans tristesse notre traitement palu et Matou repart le lendemain en train après avoir passé la nuit dans mon canapé.

        La grosse loose !



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        Publié à 12:10, le 4/07/2008, Annecy
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